Pourquoi faut-il éviter les régimes

Alors que le problème d’obésité frappe aujourd’hui plusieurs personnes à travers le monde, la plupart des régimes pourront être nocifs pour votre santé ! Découvrez tous les risques des régimes alimentaires.

Une démarche de perte de poids doit être responsable, sécuritaire, et comprendre des changements d’habitudes à long terme : impossible d’espérer des bénéfices durables autrement. La démarche la plus prometteuse doit aussi viser un poids réaliste et permettre de revoir sa relation avec son corps et les aliments.

Les régimes alimentaires, il y en a des dizaines, mais les recherches scientifiques n’ont jamais cessé de prouver que ces démarches d’amaigrissement ne sont pas efficaces et peuvent provoquer plusieurs maladies assez graves.

Découvrons ensemble pourquoi il faut absolument éviter les régimes.

– Une préoccupation excessive à l’égard du poids ?

 

Il n’est pas rare d’entendre « Je veux juste faire un peu plus attention à ma santé » alors qu’en réalité, le motif réel du désir de maigrir est tout autre.

La peur de devenir obèse, notre culture, les commentaires de notre entourage, les diverses campagnes d’information nous rappelant les dangers d’un surplus de poids ou les nombreux conseils à suivre pour être en santé : toutes les raisons sont bonnes pour se mettre à la diète de nos jours…

Les images de femmes d’une extrême maigreur et d’hommes ultra-musclés véhiculées dans notre société sont devenues un standard de beauté à atteindre… plutôt inatteignable ! Moins de 5 % des femmes ont naturellement une silhouette qui ressemble à celle des mannequins, sans compter que la grande majorité des photos sont grandement retouchées.Quel poids devrais-je peser pour être en santé ?

– Quel poids devrais-je peser pour être en santé ?

 

Différentes mesures vous permettent d’évaluer le risque que représente votre poids pour votre santé.

L’indice de masse corporelle (IMC = poids (kg)/ [taille (m)] ²) et le tour de taille permettent d’évaluer le risque de développer différentes maladies (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, hypertension artérielle, etc.).

L’IMC a ses limites, car il ne tient pas compte de nombreux éléments, dont la grossesse, l’âge, la musculature, la répartition du gras corporel, la génétique et l’ethnie. Au-delà du chiffre sur la balance, la répartition de la graisse est un élément important à considérer.

– Fini les régimes !

 

« Je ne peux pas manger de gâteau, c’est trop calorique », « J’ai faim, mais j’ai dépassé la limite des points permis par ma diète » … Ces phrases vous disent quelque chose ? Rien d’étonnant : selon plusieurs études Françaises, une personne sur quatre déclarait avoir tenté de perdre du poids au cours de la dernière année en ayant recours à un régime.

Les régimes amaigrissants nous propulsent automatiquement vers la restriction. Que ce soit en nous incitant à supprimer certains types d’aliments qui ne conviendraient pas à notre groupe sanguin ou à calculer un pointage à ne pas dépasser, les régimes font en sorte que nos comportements alimentaires sont déconnectés de nos besoins réels.

Saviez-vous que le corps est naturellement conçu pour faire connaître ses besoins sans qu’on ait à se casser la tête avec une panoplie de règles à suivre ?

Lorsqu’on rêve du corps idéal, la promesse de perte de poids rapide est certainement attrayante.

L’industrie de l’amaigrissement l’a compris et propose, de façon très convaincante, une multitude de produits miracles pour maigrir. Il y a toutefois lieu de se demander si perdre du poids en suivant un régime amaigrissant est la bonne façon de prendre soin de soi…

– Un miracle qui ne dure jamais longtemps

 

La plupart des régimes amaigrissants tiennent leurs promesses de la perte de poids à court terme. Certains induisent un déficit en calories qui force le corps à aller puiser dans ses réserves.

Malheureusement, de tels régimes draconiens amènent plus souvent une perte de muscle que de graisse. D’autres, qui s’accompagnent de la consommation de substances diurétiques ou laxatives, donnent l’impression d’entraîner une perte de poids alors qu’en réalité, il n’y a que perte d’eau, en effet à chaque fois que vous commencez réellement à pousser au maximum la perte de poids, ce que vous faites c’est que vous déshydratez en perdant votre masse d’eau.

Dans tous ces cas, il est clairement démontré que le succès ne dure pas ni à moyen ni à long terme. C’est la méthode qui fait défaut – pas la personne qui tente de perdre du poids ! D’ailleurs, il est possible de porter plainte auprès de certaines instances afin de freiner la promotion de régimes miracles qui nuisent à la santé.

Selon une étude scientifique menée en 2015, quelque 61 % des Français sont d’accord avec le fait que les régimes à répétition font gagner du poids à long terme, qu’ils en aient suivi un ou non.

Les gens qui reprennent le poids perdu à la suite d’un régime amaigrissant ont tendance à croire que c’est de leur faute et qu’ils manquent de volonté. Mais bien au contraire, ce sont les régimes qui ne sont pas durables : c’est la méthode, le problème ! »

Le syndrome du yo-yo est une des raisons pour fuir les régimes, mais ce n’est pas la seule raison. En effet, les régimes peuvent aussi avoir de lourdes conséquences sur la santé, tant physique que mentale.

– Comment les régimes nuisent-ils à notre santé ?

 

Les régimes alimentaires détruisent complètement notre santé mentale en provoquant des sentiments d’échec personnel et d’impuissance, une baisse de l’estime de soi, anxiété, dépression, isolement social, irritabilité, relation négative à la nourriture et augmentation du risque de développer un trouble alimentaire.

D’autre part, les régimes provoquent des dangers sur la santé physique comme les maux de tête, étourdissements, baisse de la pression artérielle, fatigue, problème de concentration, déshydratation, perturbation hormonale, carence en nutriments, vitamines et minéraux, constipation et diminution de la masse musculaire.

Le corps est une machine très bien régulée qui assure le maintien de l’équilibre et la survie. Ainsi, à chaque fois qu’on essaye de modifier son poids par des méthodes assez dures, le corps réagit et résiste pour rétablir son équilibre. Chaque individu a un poids bien déterminé génétiquement (appelé aussi poids naturel, poids d’équilibre ou set point).

Le poids naturel demeure relativement stable lorsque l’alimentation est régulée selon les signaux de faim et de satiété. Cela dit, l’âge, la génétique, les hormones, certains médicaments, l’environnement, les habitudes alimentaires et le stress peuvent le faire évoluer au fil du temps.

Comme le poids naturel est propre à chaque individu, il ne peut être mesuré par une formule. Un professionnel de la santé formée pourra vous aider à l’estimer.

 

– Mais quels sont les vrais facteurs qui influent sur le poids ?

 

Les facteurs qui influent sur le poids sont nombreux.

De multiples éléments doivent être pris en considération, sur les plans à la fois biologique, psychologique, social et environnemental lorsqu’on vise un changement de poids ou d’habitudes de vie. Tout cela va bien au-delà d’une simple question de volonté !

Par exemple, il est possible d’apporter des changements à ses habitudes alimentaires, mais les traditions familiales demeureront. De plus, il n’est pas possible de modifier son bagage génétique. Enfin, certains médicaments ou conditions de santé peuvent aussi entrer en ligne de compte.

D’ailleurs, tous ces facteurs expliquent pourquoi il n’est pas simple de perdre du poids avec un régime. Cela va bien au-delà du décompte de calories ! C’est pourquoi il est important de consulter un professionnel de la santé avant d’entreprendre une démarche de perte de poids.

– Que recommande-t-on ?

Alimentation et santé sont indissociables. Si certains aliments doivent être consommés avec modération, l’immense majorité sont essentiels à l’organisme. Ils jouent un rôle de premier plan dans la prévention de nombreuses maladies et peuvent aider à la guérison.

La perte de poids doit être graduelle : de 0,5 à 1 kg par semaine au plus. Quand la perte de poids est trop rapide, c’est généralement synonyme de perte de muscles et d’eau plus que de gras. Les femmes doivent consommer au moins 1 200 calories par jour, et les hommes, 1 500.

La démarche de perte du poids doit tenir compte de l’alimentation habituelle afin d’éviter un trop grand écart. L’objectif de la perte devrait tenir compte de l’historique de poids (poids génétique) afin d’être réaliste, et ne pas dépasser de 5 à 10 % du poids initial. Il ne s’agit donc pas de viser le poids idéal calculé à l’aide de l’IMC, mais plutôt celui que la nature nous a donné.

Bouger plus, manger mieux, diminuer le stress, éviter le tabagisme, bien dormir : tout le monde gagne à améliorer ses habitudes de vie, peu importe le poids !

Le chiffre idéal sur la balance ne devrait pas être celui des mannequins des magazines, ni celui du jour de nos noces, ni celui que nous avons toujours rêvé peser… Le chiffre idéal sur la balance devrait être celui qu’on maintient naturellement lorsqu’on mange à sa faim et selon ses propres goûts.

Mieux vaut tenter d’améliorer ses habitudes de vie (alimentation, activité physique) et viser l’atteinte ou le maintien du poids naturel.